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Arlette Gebara Gelin
Chers frères et sœurs dans le Christ,
Quinze jours encore et nous entamerons le Carême…Pâques tombe très tôt cette année et pour arriver à vivre pleinement cette belle fête nous devons nous y préparer. Dans la vie journalière, chaque saison a ses habitudes. On ramone la cheminée pour éviter le feu …on pratique le grand nettoyage de printemps… on secoue tout, on recherche les poussières dans tous les coins… on trie… et élimine ce qui devient inutile… Toute l’année civile on passe son temps à ranger, changer, nettoyer et jeter...
Si l’on transpose tout cela dans notre vie avec l’Eglise, avec notre croyance, nos pratiques religieuses… le travail ne manquera pas sur la table. Ramoner la cheminée voudrait dire pour nous chrétiens « nettoyer notre intérieur » de faux plis acquis par facilité. Cela me plait, je le fais et je rejette aussi très vite ce qui me dérange. Rechercher la poussière …notre égoïsme, notre individualisme, notre sens facile de la critique, notre insouciance des autres, n’utiliser la recherche de l’autre que selon nos besoins et non pas en signe d’amitié ou simplement parce que cela donne de la joie à l’autre… Eliminer et trier, nous sommes enclins à ne voir que le mauvais côté des personnes ou des choses, nous jugeons sur le qu'en dira-t-on et non pas sur une vérité… si un tel n’apprécie pas, nous le suivons parfois aveuglément et prenons son parti sans réfléchir ni essayer de comprendre.
La vie en Eglise n’est sans doute pas une vie facile, sans embûches, nous devons tenir compte de plusieurs paramètres.
L’organisation des liturgies n’est pas immuable, la chorale doit s’adapter, le prêtre aussi et que dire alors du diacre : je lis ou non, je fais ou non. Je crois qu’en communauté chacun devrait y mettre de la bonne volonté afin que tout le monde puisse baigner dans une atmosphère sereine, une ambiance de paix, d’amour, de fraternité, de partage. Nous ne sommes pas dans une école où l’un dirige et l’autre subit …
En pénétrant dans l’église, nous devrions ressentir une onde de bonheur, une bouffée de chaleur, un bain de quiétude … car Jésus nous attend, Jésus nous invite à sa table, Jésus est présent dans l’autre, Jésus nous demande de trouver notre place dans sa bergerie, de ne pas y entrer pour une heure mais de prendre par la main les autres brebis afin de leur faire vivre la lumière que nous avons peut-être eu la chance de recevoir.
Oui, plus que jamais, nous devons nous unir pour rayonner et redonner du dynamisme à une communauté qui aurait tendance à s’assoupir. Les gestes simples, le sourire, le bonjour, l’accueil dans la salle paroissiale. Beaucoup de paroissiens se « trompent de côté » après la liturgie et « prennent directement la porte de sortie » au lieu de revenir se réchauffer autour du vin de l’amitié.
Nous commençons le Carême le lundi 18 février, pourquoi ne pas organiser une journée paroissiale le dimanche 17 ? Chacun apporte « sa quote-part » et nous dressons la table afin de partager ensemble ce moment dans la joie et l’amour.
Restons en union de prières et pensons à tous les paroissiens que nous avons connus et que nous ne voyons plus. Prions aussi pour nos malades et pour ceux qui nous ont précédé auprès du Père.
Arlette Gebara
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